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Rapporteur spécial sur les formes contemporaines d’esclavage
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En mai 2008, le Conseil des droits de l’homme nommait Mme Gulnara Shahihian premier Rapporteur spécial sur les formes contemporaines d’esclavage, y compris leurs causes et leurs conséquences. Mme Shahihian est juriste et a une longue expérience d’expert consultant auprès de diverses organisations des Nations Unies, de l’Union européenne, du Conseil de l’Europe, de l’OSCE et d’organismes gouvernementaux s’occupant des droits des enfants, des femmes, des migrations et de la traite des être humains. Elle est également un ancien membre du Conseil d’administration du Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour la lutte contre les formes contemporaines d’esclavage.

 

Introduction

L’article 4 de la Déclaration universelle des droits de l’homme stipule que "nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude ; l’esclavage et les traites d’esclaves sont interdits sous toutes leurs formes".

L’esclavage a été la première question relative aux droits de l’homme à susciter des inquiétudes internationales et il continue de le faire aujourd’hui. Les pratiques proches de l’esclavage restent un problème grave et persistant de nos jours.

Les formes contemporaines d’esclavage comprennent : la servitude pour dette, la servitude, le travail forcé, le travail et la servitude des enfants, la traite des personnes et des organes humains, l’esclavage sexuel, les enfants dans les conflits armés, la vente d’enfants, les mariages forcé et la vente d’épouses, le travail migrant, l’exploitation de la prostitution et certaines pratiques du régime de l’apartheid et du colonialisme. Sous sa forme légale de système de travail l’esclavage traditionnel est interdit partout, mais il n’a pas été complètement éradiqué. On signale encore des marchés d’esclaves. Même aboli, l’esclavage laisse des traces. Il reste imprimé dans les esprits des victimes et de leurs descendants ainsi que dans celui des héritiers de ceux qui le pratiquaient bien longtemps après sa fin officielle.

Les pratiques proches de l’esclavage sont souvent clandestines. Il est donc difficile de se faire une idée claire de l’ampleur de l’esclavage contemporain, sans parler de le dévoiler, le sanctionner ou l’éradiquer.

La majeure partie de ceux qui en souffrent sont les groupes les plus pauvres, plus vulnérables et marginalisés de la société. La peur, l’ignorance de leurs droits et le besoin de survivre ne les encourage pas à s’exprimer.

Afin d’éliminer effectivement l’esclavage sous toutes ses formes, il faut s’attaquer aux racines du problème comme la pauvreté, l’exclusion sociale et toutes les formes de discrimination. En outre, nous devons promouvoir et protéger les droits de toutes les personnes, en particulier des plus vulnérables de nos sociétés. Lorsque de violations des droits de l’homme se sont déjà produites, nous intervenons pour contribuer à rendre leur dignité à ces personnes.

Coordonnées :

Fax

Courriel électronique

+ 41 22 917 9006

srslavery@ohchr.org

Ms. Gulnara Shahinian
Rapporteur spécial sur les formes contemporaines d’esclavage
Palais des Nations
CH-1211 Genève 10
Suisse

 
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