English  |  Español  |  Français  |  Russian   |    | 
 
Documents
Revues de presse
VIH/SIDA

Vingt ans après que l’on ait obtenu les premières preuves cliniques du syndrome immuno-deficitaire acquis, le sida est devenu le fléau le plus dévastateur que l’humanité ait jamais connu. Depuis le début de cette épidémie, plus de 60 millions d’êtres humains ont été infectés par le virus. Le VIH/SIDA est aujourd’hui la première cause de décès en Afrique subsaharienne, la quatrième dans le monde .

Le VIH/SIDAtouche aux droits de l’homme de trois façons:

Vulnérabilité accrue: Certains groupes humains sont plus facilement enclins à contracter le VIH parce qu’ils se trouvent dans l’incapacité d'exercer leurs droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels. Les personnes qui se voient dénier le droit à la liberté d’association, ainsi que tout accès à l’information, peuvent, par exemple, se trouver empêchées de parler de questions liées au VIH/SIDA, de participer aux activités d’organisations de lutte contre le SIDA ou d’associations d’entraide de malades, ou de prendre des mesures préventives pour se prémunir contre l’infection par le virus du SIDA. Les femmes, en particulier les plus jeunes d’entre elles, sont forcément plus vulnérables si elles n’ont pas accès à l’information et à l’éducation, non plus qu’aux services nécessaires au maintien d’une bonne santé sexuelle et génésique et à la prévention des infections. Les personnes qui vivent dans le dénuement n’ont souvent pas accès aux soins et aux traitements contre le SIDA, notamment aux antirétroviraux et autres médicaments utilisés contre les infections secondaires .

Discrimination et opprobre: Les droits des personnes vivant avec le VIH/SIDA sont souvent bafoués en raison de leur séropositivité - officielle ou présumée, de sorte qu’en plus du mal qui les atteint, elles pâtissent encore de la perte de droits qui en résulte. L’opprobre et la discrimination qui les frappent peuvent limiter leur accès au traitement et influer sur leur droit au travail, au logement, etc. Cela peut augmenter d’autant la vulnérabilité de tiers à l’infection, puisque l’opprobre et la discrimination attachés au VIH découragent les personnes infectées ou affectées par le virus de prendre contact avec les services sanitaires et sociaux. Il en résulte que ce sont ceux-là même qui auraient besoin d’information, d’éducation et de conseils qui n’y ont pas accès, quand bien même ces services existent.

Entrave à une action efficace: L’efficacité des stratégies de prévention, de traitement, de soins et d’appui en matière de VIH se trouvent sérieusement compromises dans un environnement où les droits de l’homme ne sont pas respectés.

 

 
Plan du site  Contactez-nous