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Projet Aider les communautés tous ensemble ACT
Initiatives de soutien à la société civile


l. INTRODUCTION

Le Projet ACT (Assisting Communities Together - Aider les communautés tous ensemble) a été lancé en 1998 en tant que contribution pratique à la commémoration du 50ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme.  Ce projet est basé sur une approche soulignant les efforts et le rôle que joue la société civile dans la promotion et la protection des droits de l'homme.  Les objectifs à long terme du projet ACT sont destinés à encourager les personnes au niveau local à être actives pour assurer un plus grand respect des droits de l'homme et pour renforcer les partenariats entre les Nations Unies et les organisations de droits de l'homme locales.  Le projet soutient des institutions et des ONG, ainsi que des individus, qui entreprennent des activités en matière de droits de l'homme en fournissant des micro-subventions pouvant aller jusqu'à US$2.000.  Il fournit un exemple de coopération au sein du système des Nations Unies; en effet, le Projet ACT est rendu possible grâce à un partenariat entre le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCNUDH), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), et le Bureau des Nations Unies pour les services d'appui aux projets (UNOPS).

Durant la phase pilote du projet, plus de 300 demandes de subvention proposant des activités dans le cadre d'ACT ont été envoyées au Haut-Commissariat à travers un nombre sélectionné de Représentants Résidents du PNUD et de bureaux sur le terrain du HCNUDH; ceux-ci ont fourni leurs commentaires et recommandations pour chaque demande soumise à travers leurs bureaux respectifs.  69 subventions, pour un montant total avoisinant US$130.000 provenant de contributions volontaires d'Etats membres, ont été distribuées dans 24 pays lors de la phase pilote du projet.

Des activités variées ont été soutenues durant la phase pilote.  Toutes avaient pout but de faire prendre conscience et promouvoir les droits de l'homme soit comme sujet général, soit en se penchant sur les droits fondamentaux de certains groupes spécifiques (enfants, femmes, personnes concernées par le VIH/SIDA).  Plus de 7000 personnes ont directement bénéficié des activités subventionnées; les bénéficiaires indirects (familles et amis des personnes abordées) peuvent être estimés à plusieurs dizaines de milliers.  Les échos reçus des récipiendaires et des personnels locaux des Nations Unies montrent de l'enthousiasme à l'égard du Projet ACT et démontrent le besoin d'un soutien permanent à travers celui-ci.

II. ACTIVITES SOUTENUES LORS DE LA PHASE PILOTE DU PROJET ACT

1. Faire prendre conscience des droits de l'homme à l'opinion publique

Parce qu'informer sur les droits de l'homme est la base pour la protection de ces mêmes droits, le Projet ACT soutient des activités visant l'opinion publique, comme la création de centres d'information, des programmes télévisés spéciaux, etc.

Au Burundi, un récipiendaire a organisé un évènement culturel consistant en des chansons, des danses et des représentations théâtrales.  139 participants (53 femmes, 20 hommes et 66 enfants) ont participé.  Le récipiendaire rapporte que le but de l'évènement était d'aider les gens à affronter les violations des droits de l'homme qui eurent lieu dans le pays six ans auparavant, et de suggérer des recommandations utiles pour les autorités du pays pour protéger les droits de l'homme à l'heure actuelle.  Le récipiendaire a noté la difficulté de transporter certains des acteurs jusqu'à certains endroits reculés du pays.

Au Salvador, l'Institut des Droits de l'Homme de l'Université centre-américaine a créé un centre de renseignements auprès duquel les victimes de violations des droits de l'homme peuvent s'informer sur leurs droits.  L'institut a également organisé des journées de sensibilisation sur les droits de l'homme de septembre 1998 à janvier 1999.  Commentaires: l'Institut souligne le besoin d'être soutenu dans ses activités; ses membres ont besoin d'être bien informés des techniques de protection des droits de l'homme de l'ONU, et plus particulièrement des droits de l'enfant; des matériels pourraient être fournis par le HCNUDH.

En Géorgie, "Studio RE" a organisé une discussion télévisée portant sur les violations des droits de l'homme lors de réunions publiques (art. 25 de la Constitution de la Géorgie).  26 participants ont pris part à ce programme qui comprenait des représentants d'ONG géorgiennes, des autorités et du public.  Le récipiendaire a rapporté que les autorités gouvernementales avaient reconnu le problème.

En Macédoine, un centre pour les droits de l'homme a été établi dans une école élémentaire dans le village multi-ethnique de Dupjacani.  Le bureau du HCNUDH à Skopje rapporte que le centre a été fourni en publications et en livres variés sur les droits de l'homme, et que des activités comme un concours de composition sur les droits de l'enfant ont été mises en oeuvre.  Le HCNUDH note également que toutes les activités n'ont pas été entreprises comme prévu mais conclut: " mises à part les difficultés mentionnées plus haut, la réponse à ces activités de droits de l'homme a été extrêmement encourageante.  L'intérêt et la conscience des droits de l'homme développée chez les enfants ainsi que chez les enseignants du primaire ont été très grands et positifs."

En République fédérale de Yougoslavie, l'Alliance ad hoc pour la célébration du cinquantenaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, organisme chapeautant 47 ONG, a distribué des matériels de promotion des droits de l'homme comme des feuillets d'information, des copies de la DUDH, des briquets, des autocollants, des badges reproduisant des articles de la DUDH de manière à informer l'opinion publique.  Le point d'orgue de ces activités a eu lieu le 10 décembre 1998.  Ce jour-là, 500 personnes (200 femmes et 300 hommes) ont participé à la distribution qui eut lieu dans plusieurs villes du pays.  Le récipiendaire a noté le bon accueil fait par la population à ces activités et aux matériels distribués.  Commentaire: le récipiendaire souligne le besoin besoin d'un soutien financier plus important pour développer le Projet ACT dans le futur.

En République fédérale de Yougoslavie, comme résultat de la subvention reçue, une bibliothèque publique a acheté des livres traitant des droits de l'homme, et plus spécialement des droits des femmes et des droits des enfants.  Le Chef de misson du HCNUDH dans le pays prétend que les livres sont d'une valeur particulière dans ce genre de petites localités.

Toujours en République fédérale de Yougoslavie, le Forum démocratique serbe a fourni une assistance légale et des services juridiques à des réfugiés pour leur retour en Croatie.  800 personnes ont bénéficié du projet et 200 personnes ont pu retourner dans leur pays d'origine.

2. Traduire la Déclaration universelle des droits de l'homme en langues locales

1998, qui marquait le 50ème anniversaire de la DUDH, a fourni l'opportunité au HCNUDH de faire de la Déclaration le texte traduit dans le plus grand nombre de langues.  Beaucoup de personnes n'ont pas accès à l'information de base sur les droits de l'homme; elles vivent dans des régions reculées et parlent des langues locales.  Le Projet ACT a permis a plusieurs milliers de personnes, qui n'auraient sans doute jamais entendu parler de droits de l'homme, de devenir conscientes de leurs droits élémentaires.

Au Burundi, un projet s'est concentré sur les femmes vivant dans des camps pour personnes déplacées.  La DUDH a été traduite en langue kirundi et distribuée.  Des enregistrements audio de la DUDH ont également été produits et distribués, et une série de discussions portant sur les droits de l'homme ont été organisées dans les camps; environ 200 femmes y ont participé.

Au Malawi, M. Ali K. Phri a traduit en langue yao la Déclaration universelle des droits de l'homme et la Constitution de la République du Malawi.  Le peuple yao est la troisième composante tribale du pays; ils sont bien intégrés et participent activement à la vie politique de leurs communautés.  Le récipiendaire a fait 1500 copies-brochures de la DUDH traduite ainsi que 500 copies de la Déclaration des droits du Malawi.  Puis il a visité plusieurs villages pour distribuer les brochures et parler des droits de l'homme avec les habitants.  Beaucoup de personnes rencontrées ont dit qu'elles espéraient que les brochures les renseigneraient sur leurs droits et leur indiqueraient sur quel bouton appuyer en cas de violations de ces droits.

En République fédérale de Yougoslavie, l'organisation FROLI (Société pour la culture rom et l'éducation) a distribué 1000 copies de la DUDH en langue rom et a organisé une discussion ouverte sur le thème "les droits des Roms sont des droits de l'homme", suivie par une cinquantaine de personnes.

3. Informer sur les droits des enfants

Les Nations Unies ont décidé de développer un texte spécifique concernant les enfants parce que, étant donné leur statut vulnérable, ils ont besoin de soins et d'une assistance particuliers.  La Convention sur les droits de l'enfant a été adoptée par les Nations Unies en 1989 et est entrée en vigueur en 1990.  Presque tous les Etats membres des Nations Unies l'ont ratifiée.  Plusieurs initiatives appuyées par le Projet ACT ont montré que la conscience des droits de l'enfant a atteint une grande variété de populations jeunes dans plusieurs régions du monde.

Au Burundi, l'Association pour la paix et le développement de Bukeye a organisé un séminaire de trois jours dans lequel 50 jeunes hommes et femmes (âgés de 16 à 30 ans) ont participé.  Les discussions étaient axées sur le partage d'expérience et sur une nouvelle approche de dialogue entre les jeunes générations d'origine différente; cela a conduit à l'adoption de nouvelles manières d'aborder les droits de l'homme en commun.  Le séminaire s'est terminé par un match de football lors duquel chaque participant a reçu un prix.  Le succès de ce match a conduit les organisateurs à prévoir deux autres matchs au moins.  Le plus grand succès du séminaire a été, selon le rapport de l'organisation, que les gens cachés dans les forêts à cause des violences, en sortaient par centaines.  Le représentant légal de l'ONG souligne le besoin d'un soutien durable de la part du HCNUDH pour appuyer les activités de droits de l'homme sur le terrain, et spécialement les autorités devraient être plus sensibilisées, et invitées à collaborer.  En fait, elles sont plus en contact avec les populations; elles pourraient être plus efficaces si elles faisaient leur la cause des droits de l'homme.

En Croatie, les trois ONG subventionées ont organisé des évènements impliquant des activités artistiques et culturelles (expositions, représentations théâtrales et concerts), ainsi que des séminaires, des tables rondes et des lectures sur le sujet des droits de l'homme et la Déclaration universelle des droits de l'homme; tous ces évènements étaient dirigés vers la jeunesse des régions concernées.

En Jordanie, le Groupe juridique Mizan pour les droits de l'homme a organisé un atelier intitulé "Travail des enfants: les raisons actuelles et les solutions telles que les voient les enfants travailleurs".  Les participants étaient des adultes (36) mais aussi des enfants (74).  Le PNUD rapporte que l'atelier a été bien accueilli et suivi par un membre du ministère pour le développement social qui a engagé les autorités à établir un mécanisme de financement pour la scolarité et l'argent de poche à destination de ceux des enfants travailleurs de Jordanie qui ne sont pas scolarisés.  L'ONG rapporte qu'elle a établi un comité "les enfants pour les droits des enfants" pour assurer le suivi des demandes de subvention à un tel fonds et aider les enfants intéressés à remplir les formulaires.  Le PNUD rapporte: "Il est très intéressant de voir tout ce que l'on peut faire avec si peu d'argent!  Vous le donnez aux bonnes personnes, enthousiastes, sur le terrain et elles font des merveilles avec!"; et, "je crois qu'une petite graine d'argent peut être très souvent ce qui fait passer une idée du domaine de l'utopie à l'action réelle.  Dans beaucoup de cas, je crois qu'il est également très utile d'avoir le logo bleu des Nations Unies dans l'élaboration d'un projet.  Je me permets donc de donner mes plus fortes recommandations pour l'extension du Projet ACT."

En Macédoine, une des ONG sélectionnées a traduit en macédonien une version simplifiée de la Convention sur les droits de l'enfant.  Elle a été distribuée à 220 enfants de trois orphelinats.  Une lecture et une discussion furent organisées pour les enfants avec un représentant du Comité d'Helsinki pour les droits de l'homme de la République de Macédoine.  Un concours artistique a également été organisé, et l'image gagnante a été imprimée sur des tee-shirts que chacun des participants a reçu.  Le récipiendaire rapporte que ces enfants entendaient parler pour la première fois de droits de l'homme.

En Macédoine, un bureau local a été installé auprès duquel les citoyens peuvent rapporter les violations de droits de l'homme; ce bureau entreprend également des campagnes de sensibilisation sur la Convention sur les droits de l'enfant.  Le bureau sur le terrain du HCNUDH rapporte: "la mise en oeuvre du projet a été très efficace; le récipiendaire a été en contact permanent avec nous et a toujours cherché des matériels et des informations sur des sujets substantiels; il a rempli ses obligations de rapport tout au long du déroulement du projet."

Au Malawi, le Centre Nkhomano pour le développement avait pour but de monter une campagne de sensibilisation sur les droits des femmes et les droits des enfants de manière à changer les attitudes qui renforcent la violence contre ces groupes dans le township de Ndirande situé dans l'agglomération de Blantyre.  Cela a été réalisé par la formation de 6 éducateurs en droits de l'homme, travaillant au niveau communautaire, et par la production et la distribution de feuillets.  Les femmes ont répondu qu'elles auraient aimé avoir été conscientes de leurs droits plus tôt, spécialement de leurs droits réels (droit de propriété).  Un autre résultat est que le centre reçoit désormais de très nombreux appels téléphoniques de la part de gens désireux d'en savoir plus sur leurs droits.

Toujours au Malawi, l'ONG Youth Watch Society a traduit la Déclaration des droits de la République du Malawi, la Constitution du pays, et la Convention sur les droits de l'enfant en langue tumbuka.  Une brochure abordant les questions relatives aux droits de l'enfant a également été produite.  L'ONG a déclaré que le Projet ACT, mis en oeuvre régulièrement, apporterait un important changement positif au niveau communautaire.

Au Malawi, l'ONG "Active Youth Initiative for Social Enhancement" a entrepris un programme de droits de l'homme dans le district de Thyolo en promouvant les droits de l'homme parmi les jeunes et les enseignants de 13 écoles du district et l'établissement de 13 "clubs de droits l'homme".  Pendant un atelier de deux jours, les questions suivantes ont été abordées: droits de l'homme et responsabilités des citoyens, instruments nationaux et internationaux des droits de l'homme, les enfants et les droits de la jeunesse et leurs responsabilités, droits des femmes et sujets sexo-spécifiques, droits des personnes handicapées, démocratie, étude des trois branches du gouvernement, et le rôle des patrons.  Les participants étaient priés de remplir un formulaire d'évaluation sur le déroulement de l'atelier; il en ressort qu'ils ont compris les thèmes abordés mais que d'autres ateliers étaient nécessaires pour mettre à jour les connaissances.

En Moldavie, une des ONG sélectionnées a acheté un ordinateur avec connexion à l'Internet au profit d'un collège.  L'inauguration eut lieu le 10 décembre 1998.

Au Népal, en décembre 1998, le Centre de prise de conscience des femmes villageoises, une ONG basée dans le district de Sindhuli, a organisé 18 ateliers d'une journée sur les droits de l'enfant dans chacun des 18 villages de ce district reculé.

Aux Philippines, la Fondation Stairway a organisé un atelier de 5 jours sur les droits de l'enfant avec d'anciens enfants des rues de Manille; l'atelier comprenait également des pièces de théâtre, des compétitions sportives, des chansons, etc.

En Afrique du Sud, le Centre pour les droits de l'enfant a produit un kit d'information qui comprenait deux posters en couleurs intitulés "Les droits de l'homme commencent avec les droits de l'enfant", l'un imprimé en anglais, l'autre en zoulou.  Le kit contenait également un petit texte sur les droits de l'enfant qui indiquait des activités pratiques à destination des enfants, des adolescents et des adultes.  Les kits ont été distribués à 300 organisations et institutions comprenant 100 bibliothèques dans tout le Kwa Zoulou Natal, 100 écoles primaires et 40 organisations de développement rural.  60 kits supplémentaires ont été donnés à des organisations travaillant sur les thèmes des enfants des rues, de la santé et de l'éducation enfantine, des enfants handicapés, des enfants emprisonnés, et du travail des enfants.  Le récipiendaire note que le réseau de distribution mis en place pour le projet va continuer d'exister pour des projets futurs.  Il note encore: "nous avons le sentiment que les bibliothèques sont vitales dans les petites écoles reculées du pays".

Le Conseil sud-africain pour l'enseignement en anglais a conduit des joutes oratoires dans 8 collèges.  Trois d'entre elles portaient sur les sujets suivants: les droits de l'homme et l'environnement, et la protection des droits de l'homme dans un gouvernement démocratique.  Si l'on en croit le rapport de cette ONG, les objectifs du projet furent pleinement atteints et même dépassés puisqu'une Ligue des débats a été établie. 

Au Swaziland, le projet soutenu a impliqué des écoles dans la création d'évènements relatifs à la commémoration du 10 décembre 1948.  Des pièces de théâtre, des chansons et des poèmes ont été présentés par des écoliers représentant les quatre zones reculées du pays.  L'ONG rapporte  que la journée avait commencé par un défilé des enfants dans les rues de Mbabane, portant des tee-shirts colorés et arborant des pancartes et panneaux relatifs aux droits de l'homme.  Un atelier a également été organisé, lors duquel des étudiants ont reçu des copies de la Déclaration universelle et d'autres matériels pour ensuite aller en parler dans leurs écoles respectives.

En République fédérale de Yougoslavie, le Centre pour les droits de l'enfant de Uzice a organisé un séminaire sur les droits de l'enfant pour les écoliers et les enseignants du collège de la ville.  Le Chef du bureau local du HCNUDH rapporte que la subvention a permis à l'ONG, récemment créée, de gagner la confiance et la reconnaissance de leur communauté.  Une autre ONG a organisé un concours littéraire intitulé "Les droits de l'homme - mes droits" dans 80 écoles pour des élèves âgés de 11 à 15 ans.  Le livret contenant les 10 essais récompensés a été imprimé à 100 copies, à la fois en anglais et en serbe.

4. Informer sur les droits des femmes

Au même titre que les enfants, les femmes sont particulièrement vulnérables étant donné leur statut dans beaucoup de sociétés.  Les Nations Unies ont adopté la Convention sur l'élimination de toute forme de discrimination à l'égard des femmes en 1979; la Convention est entrée en vigueur en 1981.  Dans le monde entier, l'expansion de la prise de conscience des droits des femmes a lieu d'abord dans les communautés (villages, écoles, bibliothèques, ...).  Le Projet ACT fournit une bonne opportunité d'observer cette perspective.

En Mongolie, le "Liberal Women's Brain Pool" a développé un manuel d'éducation aux droits de l'homme, en mongole, avec comme thème principal les droits des femmes (1000 copies ont été distribuées aux ONG et aux défenseurs et enseignants des droits de l'homme).

Au Népal, "Women Feeling Unity Forum", une ONG basée dans le district de Nawalparasi, a mobilisé 18 collèges et leurs élèves dans le cadre de jeux et de compétitions littéraires sur les droits de l'homme en décembre 1998 et janvier 1999.  Elle a également organisé un atelier au niveau du district sur "les droits de l'homme et les femmes", lors duquel les thèmes des droits réels (droit de propriété), de la législation de l'avortement, de l'équité sexuelle et des préférences des femmes dans le système éducatif ont été abordés.  121 personnes ont participé à cet atelier de trois jours.

Aux Philippines, l'"Association pour le théâtre éducatif aux Philippines" a joué une pièce dans plusieurs villes du pays pour développer la conscience à l'égard de la violence domestique dont sont victimes les femmes.  En juin 1999, plus de 700 personnes avaient déjà vu la pièce.  Plusieurs journaux ont écrit des artciles sur cette pièce et sur les représentations.

5. Informer sur les droits de l'homme dans le contexte du VIH/SIDA

La pandémie du SIDA s'étend à travers le monde, spécialement dans les pays en développement et dans les pays en transition.  Le respect des droits de l'homme dans le contexte du VIH/SIDA fait pleinement partie de la prévention contre la maladie.  Le Projet ACT, avec le soutien du Programme conjoint des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA) a donné l'occasion aux défenseurs des droits de l'homme d'aborder ce thème au niveau local.

En République dominicaine, un forum de discussion et un atelier sur les droits de l'homme des personnes vivant avec le VIH/SIDA ont été organisés par l'ONG sélectionnée.  L'ONUSIDA a fourni des ressources afin d'appuyer les évènements, auxquels ont participé 78 personnes comprenant des ONG locales travaillant sur le mandat VIH/SIDA et droits de l'homme, des représentants du gouvernement, des représentants des Nations Unies, et des personnes vivant avec le VIH/SIDA.  L'atelier, organisé exclusivement pour les personnes vivant avec le VIH/SIDA, a été l'occasion de renforcer, chez elles, la conscience de leurs droits.  Commentaires: le représentant du PNUD confirme que le projet a été un succès en termes de prise de conscience, et qu'un comité a été formé à la suite du forum et va collecter des renseignements sur des cas de violations des droits des personnes vivant avec le VIH/SIDA dans le pays; un rapport devait être présenté à la Cour suprême en mars 1999.

En Uruguay, une des ONG sélectionnées a organisé un séminaire sur les droits de l'homme et la santé.  120 participants, la plupart travaillant dans les domaine des services sociaux ou de la santé, ont pris part à l'activité.  Le récipiendaire rapporte que le séminaire a abordé la question de la discrimination dans l'accès aux soins, particulièrement à l'égard des personnes vivant avec le VIH/SIDA et des enfants sans logis.  L'ONG note également que la participation des médias locaux a contribué à convaincre le public général que la santé est un droit pour chacun.  L'ONG a également prévu de publier une petite brochure soulignant les propositions développées durant le séminaire, ainsi que les descriptions des violations du droit à la santé.

III. ENSEIGNEMENTS

La phase pilote a confirmé que le projet ACT est un outil adapté non seulement aux besoins d'assistance aux organisations de droits de l'homme déjà actives au niveau local, mais encore à l'encouragement pour d'autres à lancer des idées et des projets.  Elle a également montré que les individus, groupes et organisations non-gouvernementales au niveau local peuvent être efficacement appuyés par le truchement de subventions relativement modestes.  Un grand intérêt, à la fois de la part de la société civile (comme il en ressort du grand nombre de candidatures reçues) et de la part d'autres organes des Nations Unies ayant montré leur volonté de coopérer avec le HCNUDH dans la mise en oeuvre du projet, indique que le Projet ACT a répondu à des besoins existants.

Les gouvernements ont accueilli favorablement la création du Projet ACT et ont encouragé le HCNUDH à le développer.  L'Assemblée générale des Nations Unies, dans sa résolution 53/153 a accueilli l'initiative du HCNUDH quant au Projet ACT et a demandé au Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme de poursuivre sa mise en oeuvre en tant que moyen pour soutenir les activités d'éducation aux droits de l'homme entreprises par des organisations non-gouvernementales.

Tout cela confirme que le Projet ACT a été une initiative adaptée et qu'il devrait être développé de manière à devenir un lien permanent entre le programme des Nations Unies en matière de droits de l'homme et les activités locales de droits de l'homme partout dans le monde.

 
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